5G Attention

Dans un contexte d’octroi de fréquences 5G à des opérateurs français de téléphonie
et d’essor de cette technologie dans le monde entier, l’attention de la DGAC a été
attirée par un rapport récent du RTCA (Radio Technical Commission for Aeronautics)
qui conclut à la possibilité d’une perturbation de certains modèles de radioaltimètres
par les signaux de téléphonie 5G pour de nombreux scénarios opérationnels, notamment à basse hauteur (moins de 1000 ft). Les bandes de fréquence allouées à la 5G
sont en effet proches de celles utilisées par les radioaltimètres des aéronefs (4,2 à 4,4
GHz).
b. Les menaces
Le rapport RTCA s’est limité à une étude sur la bande de fréquences 3,75-3,9 GHz,
mais les premiers éléments d’une étude complémentaire de la DGAC indiquent que
le risque d’interférence de la 5G sur les radioaltimètres pourrait également exister en
Europe où la gamme de fréquence utilisée est 3,4 à 3,8 GHz.
La technologie 5G se base sur des antennes actives qui ont la particularité de pointer
leur faisceau vers les terminaux mobiles 5G qui cherchent à se connecter au réseau.
Le développement et le renouvellement rapide du parc d’appareils électroniques connectés amènent à considérer que la 5G deviendra dans un avenir proche la technologie dominante.
A ce stade, la possibilité de perturbations de certains modèles de radioaltimètres n’est
pas écartée, mais aucun élément ne permet d’infirmer ou confirmer des effets subséquents sur les fonctions bord.
c. Risques identifiés pour la conduite du vol
L’interférence la plus redoutée est celle qui conduit à la détermination d’une hauteur
radioaltimètre erronée non détectée. Selon les opérations et le type d’aéronef, ce type
d’erreur pourrait avoir un impact significatif sur la sécurité du vol.
D’autres systèmes de bord utilisant l’information du radioaltimètre (TAWS par
exemple) pourraient également voir leur fonctionnement altéré.