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Le décollage avant l'accident tragique

De son vrai nom, Lucienne Blaise, fut la première femme à sauter en parachute d’un avion en 1914 avec l’américaine Giorgia “Tiny” Broadwick, la même année. Elle sautait avec un exemplaire de parachute fabriqué par celui qui se faisait passer pour son mari, “Georges Cayat”.

Le 17 mai 1914, avait réussi un authentique exploit en effectuant un saut en parachute, à Nevers

Le 17 mai 1914, avait réussi un authentique exploit en effectuant un saut en parachute, à Nevers. Elle fut la première femme à sauter en parachute !

Alphonse Cayat, ancien comédien reconverti en inventeur, lui donnera le pseudonyme “Cayat de Castellat”. En laissant croire que la parachutiste était sa femme, il espérait bénéficier de la notoriété qu’aurait obtenu Lucienne Blaise en sautant sur des meetings aériens avec son invention. Mais peu après son premier saut, le 21 juillet 1914, elle décéda lors de sa nouvelle tentative à l’hippodrome de Stockel en Belgique.

Les préparatifs du plongeon mortel

L’aviateur Champel fait amener son  avion biplan sous lequel, Mme Cayat de Castella, sera  suspendue. La foule, impressionnée par toute les démonstrations de voltige qui ont précédées, attend celle qui fut la première femme à sauter quelques mois plus tôt.

Mme de Castella s’attachait sous l’avion avec une sangle. Un autre harnais placé sous ses aisselles la reliait à son parachute, qui était fixé sous l’aile de l’avion. Elle tient des chiffons pour ne pas se couper les mains sur les câbles auxquels elle se cramponne

Mme de Castella s’attachait sous l’avion avec une sangle. Un autre harnais placé sous ses aisselles la reliait à son parachute, qui était fixé sous l’aile de l’avion. Elle tient des chiffons pour ne pas se couper les mains sur les câbles auxquels elle se cramponne

La courageuse petite femme arrive à son tour, jolie et gracieuse dans la fraîcheur de ses 22 ans. L’inventeur du parachute l’accroche à l’aéroplane et lui place sur la tête le casque de cuir protecteur des aviateurs.

L’appareil s’élance, file rapidement, rasant l’herbe, emportant sous lui Mme Cayat de Castella, toujours rieuse et gamine, saluant le public de la main.

L’appareil a atteint une altitude de 450 mètres. Champel fait jouer les mécanismes qui doivent larguer dans le vide Mme Cayat de Castella.

Près du public, une auto est prête à s’élancer vers l’endroit où Mme Cayat de Castella doit se poser pour ensuite la promener triomphalement autour du champ de course. À ses côtés, quelqu’un emporte un bouquet de fleurs destiné à la courageuse jeune femme qui s’apprête à réaliser l’exploit.

Le journal de Bruxelle

Le parachute ne fonctionne pas

Lucienne chute dans le vide et à côté de lui flotte horizontalement le parachute tel un fuseau. Il est sensé s’ouvrir après environ 25 mètres de descente mais rien ne se passe.

La chute continue, l’étoffe de soie s’agite, secouée par le vent. Tous les spectateurs espèrent que le parachute va s’ouvrir. Cela tarde, l’air ne s’y engouffre pas…

La pauvre femme se débat, agitant les jambes et les bras, effectuant des efforts désespérés pour amener l’ouverture du parachute.

Puis, un seul cri terrifiant retentit, celui de la malheureuse qui vient de s’écraser dans un champ de blé…

Décédé pour un spectacle malsain

Il est vraiment inouï que les autorités communales aient autorisées des exercices aussi dangereux. S’agissant, à l’époque, d’expériences de sauvetage par parachute, l’inventeur aurait pu faire la démonstration avec un poids mort. Mais il cherchait la notoriété, et savait que dans ce cas là, le monde ne serait pas venu…

Des personnes encore présentes au champ de courses, aperçurent l’auto de l’inventeur prendre la fuite…

Lucienne Cayat de castella devant l'avion largueurLucienne Blaise lucienne-cayat-de-castella