Les sauts en parachute tandem

Etrange idée que de vouloir sauter à deux, mais, très tôt, dès 1966, des parachutistes ont emmené leur enfant dans les airs, avec des parachutes hémisphériques, avant qu’en 1983, Bill Booth n’emmène sa secrétaire sous une voile Vector, plus grande. Dès lors, le challenge technique est apparu, celui de faire tenir dans un sac dorsal, une grande voile, une seconde grande voile de secours et un ralentisseur. Cette dernière voile, de petite taille, est destinée à ralentir la chute de deux personnes superposées sur une surface équivalente à celle d’un seul corps. Avec ce ralentisseur, le pilote et son passager chutent à la même vitesse qu’une seule personne et profitent du même temps de descente. En France, les premiers essais ont eu lieu à la Ferté-Gaucher, sous la supervision de Michel Auvray et rapidement la demande a dépassé l’offre. De très nombreux « clients » ont afflué pour sauter en parachute, sans pour autant se lancer dans une formation pour parvenir à l’autonomie et un vrai métier est né, celui parachutiste pilote de tandem. La barre a été placée très haut en France, avec une exigence de base de mille sauts pour le postulant et de nombreux exercices et examens. Cette rigueur a permis qu’il n’y ait jamais un seul accident de tandem mortel. Pour autant, le saut en tandem n’est pas anodin, il faut savoir gérer le poids du passager et la masse globale de l’attelage, procéder aux vérifications de harnais, de positions, de gestuelles lors du vol. Il en résulte un vrai souvenir commun, très fort, entre le passager qui vit un immense moment d’émotion et son pilote qui l’accompagne. Hélas, les parachutistes d’un jour peinent parfois à entendre les restrictions météorologiques, qui retardent ou diffèrent un saut. Mais le parachutisme professionnel se nourrit du tandem, avec, à certaines périodes dans les clubs, un saut sur deux qui est en tandem. Cette activité a aussi généré la naissance d’autres métiers, comme videoman ou plieur.

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